mardi 5 août 2014

il est temps

Non, je ne vais pas très bien
Oui l’artérite temporale a reflambé, d'où une dose plus forte de cortisone et compagnie
Oui c'est angoissant et difficile à vivre
Je me sens glisser de plus en plus dans la déprime

Hier j'ai vu un psychiatre
Il me prescrit un antidépresseur
Je n'arrive pas à faire le pas d'aller le chercher
cela supposera de le prendre...
Dois-je passer par un médicament supp pour sortir de mon trou?

Tout en moi résiste
 Bon, j'ai la prescription
j'attends encore un peu

j'irai marcher davantage, il fait beau, je me laisserai toucher et bercer par le vent
J'écouterai ma petite voix intérieure

Je recommencerai à écrire un peu, là se trouve ma remontée
Il est temps


5 commentaires:

  1. Je ne peux rien te conseiller, juste t'adresser quelques pensées...
    J'espère que tu vas pouvoir sortir marcher, même pour quelques pas, sentir le soleil et le vent...

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  2. il est temps ?
    Oui, sans, doute, temps de décider d'un choix thérapeutique.
    Le choix t'appartient.
    C'est juste le non-choix qui est mortifère.... (mais c'est valable pour toute option de vie....)

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  3. Chère Coumarine,
    J'essaie de comprendre pourquoi les antidépresseurs ont cette image encore si tabou.
    En 2006, lors du premier carcinome, je n'ai eu aucun soutien psycho, RIEN... que des larmes qui coulaient malgré moi, un épuisement psychique que personne n'a pris en compte et qui me dépassait complètement.

    Alors en 2012, dès l'annonce du deuxième, je n'ai pas voulu revivre cet état-là et j'ai pris les devants, j'ai fait moi-même la démarche de demander un traitement antidépresseur pour supporter ce protocole qui allait me demander plus d'énergie et de courage que la commune des mortelles ne pourrait avoir.

    Une fois les traitements lourds terminés, j'ai tout simplement choisi d'arrêter aussi cet accompagnement médicamenteux.
    L'important comme le dit Alain est d'être libre de faire ce choix toi-même. ( Il m'est arrivé quelquefois aussi de ne pas aller chercher d'autres médicaments qui me paraissaient superflus...les compléments alimentaires, les médicaments qui n'ont pas fait leur preuve, ceux qui ont été retirés de la liste des remboursables...)

    Ta résistance est de l'ordre du psychologique, car il n'y a pas de mal, ni d'effets secondaires ni de risque de dépendance à prendre quelque chose qui te booste le moral... En plus de l'écriture, de la marche, des Amis et des petits "Bonheurs du Jour" qui arrivent sans prévenir...

    Bonne journée Coum

    PS1 : Un livre très aidant que je te conseille énormément : "Vivre ensemble la maladie d'un proche. Aider l'autre et s'aider soi-même" de Christophe Fauré.

    PS2 : Merci de continuer à écrire ici... c'est un peu thérapeutique aussi, non ? (pour toi comme pour moi ;-)

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    1. oups, je viens de relire ton commentaire, Cathy suite à mes nouveaux billets...
      je me pose la Q de savoir POURQUOI je résiste tant à cette aide médicamenteuse?

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  4. Je reprends les mots d'AlainX : temps de décider d'un choix... le choix t'appartient.

    Je suis à tes côtés.
    Je t'embrasse.

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